« Nous accompagnons les chefs d’entreprise, les commerçants dans leur développement, leur adaptation, leur ecacité »


Quel est le rôle de la chambre de commerce et d’industrie par rapport aux métiers de la vente ? Quels sont les moyens mis à disposition ?

Le rôle d’une chambre de commerce et d’industrie (CCI) est de se préoccuper du commerce. Nous avons trois pôles de ressortissants, c’est-à-dire les « clients » dans notre jargon : les industriels, les commerçants, les prestataires de services (cafés, hôtels, restaurants) ; ce sont les « clients » captifs.

Nous les accompagnons dans leur développement, leur adaptation, leur efficacité. Nous essayons d’explorer toutes les possibilités pour pouvoir collaborer à leurs côtés :

• dès la création d’entreprise, au travers d’un atelier de sensibilisation de deux heures, en accompagnant, formant au travers du parcours « 5 jours pour entreprendre » ;
• par la formation (à Saintes, mise en place d’un cursus diplômant sur un an sur la reprise d’entreprise) ;
• par la logique de réseau ;
• par la logique territoriale, de proximité ;
• par les clubs ;
• par la transmission.

À chaque fois qu’un chef d’entreprise, un commerçant se pose une question, nous essayons d’être à ses côtés pour l’aider à y répondre. Nous ne prétendons pas être capables de tout, mais nous essayons d’être à ses côtés.

Dans une chambre de commerce, il n’y a pas d’approche « vente » à proprement parler. La vente n’est pas une thématique d’entrée dans une CCI. Les écoles de commerce – initiées d’ailleurs par les CCI – ont répondu à cela. La vente est une thématique comme les autres (gestion financière, droit…). Nous parlons plus de commerce ; et dans « commerce », il y a « vente ».

En 1997, la CCI de Rochefort et Saintonge a initié une charte « Qualité Commerce » afin d’aider les commerçants à se positionner dans le service au client. Cette charte doit permettre de mesurer la « satisfaction client » et de canaliser « l’orientation client ». Le commerçant suit une formation qui le sensibilise sur sept engagements (l’accueil, la propreté du point de vente, la lisibilité des horaires, le conseil, le service au client…). La mise en pratique est contrôlée par une visite mystère et cela permet de délivrer une certification. Cette initiative a d’ailleurs été depuis reproduite aux quatre coins de France. C’est un outil de valorisation du commerce de qualité.

La CCI permet de développer des prises de conscience en facilitant l’accès à la formation (proximité de la relation, coût réduit par les prises en charges, qualité des prestations…). Cela nous permet de créer du lien. La CCI permet au dirigeant de sortir de son quotidien, elle l’accompagne dans sa réflexion et propose des interventions par de l’expertise extérieure voire de la formation continue.


Quel est l’avenir du métier de la vente ?

Nous vivons une pleine mutation. Le rapport entre l’offre et la demande a changé. Aujourd’hui, le commerçant se doit d’être le meilleur (qualité, propreté, merchandising, communication…). Les techniques de vente ont évolué. Fini le temps du client « vache à lait » ! Le vendeur doit offrir du conseil, c’est-à-dire appréhender le besoin du client, revenir à une qualité d’écoute, un service au client…


Comment se démarquer ?

Par l’innovation et pas que technique ou technologique. L’innovation dans l’accueil, le service… Le commerce indépendant doit chercher le client. Il doit se remettre en question sur son métier, ses techniques de vente, son savoir-faire…