« Les professionnels des filières doivent travailler ensemble pour élaborer une vision » 


La France, un pays de commerçants ? « Nous sommes historiquement un pays de paysans, de notaires et de militaires. La nature même de ces métiers n’impose pas le sens du client, d’être attentif à l’accueil des clients…

Il n’y a pas de fatalité, la réponse est avant tout culturelle. Il faut de la lucidité, de l’analyse et de la mesure pour traiter les causes. 

Un exemple : la fatalité peut être bousculée quand on sait que pour le grand emprunt, on a su casser des rigidités en réunissant vingt-deux entités universitaires (vingt-deux clochers) à travailler ensemble pour se regrouper et créer une seule unité qui fera partie des cinq premiers campus au monde. 

La vive intelligence des parties prenantes contribue à inciter au changement des comportements et à faire avancer les lignes. L’État arrache des décisions quand cela devient inévitable, cela doit être une prise de conscience, l’État ne peut pas tout faire. C’est aux professionnels des filières de se réunir, avec toutes les parties prenantes : les consommateurs, les commerçants, les chercheurs, les institutionnels, les centres de formation… afin de travailler ensemble et d’élaborer une vision à moyen et à long termes. À ce moment-là, le politique peut accompagner, soutenir, structurer et harmoniser par la loi pour rendre le changement possible et utile. 

Donner des impulsions, oui, mais on reste dans l’apparence. Ce qu’il faut aussi, c’est traiter le fond des causes qui sont pour la plupart liées à notre culture. »